Un nouveau courrier adressé au bailleur

Publié le par Sandrine

Notre mise en demeure a sans doute dû les faire hurler.... De rire! Car il ne s'est rien passé! Un mutisme assourdissant interrompu chaque semaine par le bavardage doucereux d'un gardien certes compatissant mais rigoureusement impuissant. Nous venons de sortir d'une procédure pour obtenir ce logement et sincèrement, nous ne sommes pas tentés à l'idée d'engager une nouvelle procédure pour obtenir les travaux qui s'avèrent nécessaires. Nous tentons donc à nouveau d'alerter le bailleur.

Monsieur,
Je reviens vers vous suite à la découverte de quelques surprises dans la cuisine. En effet, le joint silicone du meuble d’évier a totalement moisi et s’est arraché. J’ai également constaté que les charnières métalliques du meuble sont complètement oxydées. En tout état de cause, ce meuble doit être changé. Je redoute ce qui pourrait se cacher derrière le carrelage… Sachant que sous le meuble, la peinture est déjà écaillante et carrément lépreuse sur une certaine zone. Je me suis également aperçu avec horreur que le mur situé sous la fenêtre est lui aussi tellement humide qu’un doigt s’enfonce dedans et qu’un trou est déjà présent. Pour ce qui est du placard, je vous informe que nous avons à présent une culture de champignons mousseux qui progresse à une allure phénoménale et donne une odeur répugnante. J’ai la désagréable impression que les peintures fraîches que vous avez réalisées avant la première visite n’étaient en réalité qu’un cache misère. Les problèmes s’amplifient à une allure démente. Je vous rappelle que j’ai signé le bail le XX XX XXXX et que j’ai effectivement pris possession des lieux le XX XX XXXX. C’est donc seulement après deux mois d’occupation que l’appartement laisse apparaître des problèmes tels que les conditions de salubrité ne sont pas réunies. J’en veux pour preuve que mon épouse a développé depuis quelques jours une mycose plantaire or nous ne nous douchons que chez nous et nous n’avons les moyens ni de voyager ni de nous offrir le luxe d’aller à la piscine. Elle va se rendre chez son médecin traitant de façon à faire constater son état. En tout état de cause, non seulement j’émets par la présente des réserves sur l’état du logement dans son ensemble de façon à dégager ma responsabilité en cas de nouveaux problèmes, puisqu’ils semblent se multiplier, mais je vous informe que eu égard à leur multiplication, je vais saisir sans délai l’ARS et transmettre mon dossier à mon assurance juridique. Le technicien qui s’occupe de la VMC est passé. Il a mesuré 160 hectopascals dans la cuisine, 30 dans la salle de bain et les toilettes. Monsieur X est également passé pour constater les problèmes du logement le XX XX XXXX à X heures. Je vous avais mis en demeure de réaliser les travaux sous huit jours dans le recommandé que vous avez réceptionné le XX XX XXXX. Le délai expire le XX et rien ne semble progresser si ce n’est la dégradation de l’appartement. Pour mémoire, je vous rappelle que cet appartement m’a été attribué dans le cadre d’une décision de justice faisant suite à un recours Dalo. Le préfet avait été condamné à me reloger dans un T3 sur X. J’avais été reconnu prioritaire non seulement parce que le délai préfectoral était sensiblement dépassé, mais aussi parce que l’appartement que j’occupais précédemment avait été reconnu indécent. Comprenez bien que passer d’un appartement indécent à celui-ci n’est pas à priori une grande progression.
Vous remerciant par avance de votre compréhension, je vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

Nous doutons de plus en plus de parvenir un jour à faire réparer les désordres qui se multiplient dans l'appartement. Mais nous nous entêtons, c'est devenu une question de principe en plus d'une question de salubrité

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